Aleteia : Jean-Marie le Méné dénonce le « marché » du dépistage prénatal

Jean-Marie le Méné présente son nouveau livre, Les premières victimes du transhumanisme dans un entretien publié sur le site Aleteia. Il dénonce les sommes énormes qui sont en jeu sur le marché  du dépistage prénatal et le fait que la personne humaine est complètement mise à l’écart de ce « business médical ». Extraits.

 

Aleteia : La fondation Jérôme Lejeune fait déjà un gros travail de recherche, d’information et de soutien aux personnes trisomiques et à leur entourage… Pourquoi ce livre ?
Jean-Marie Le Méné : Pour expliquer au lecteur que nous sommes engagés dans une course de vitesse entre les progrès du dépistage et la lenteur des avancées en matière de recherche à visée thérapeutique. Il est normal qu’il soit plus facile de dépister que de trouver des remèdes bien sûr, mais il n’est pas normal que cela se retourne contre les malades eux-mêmes.
Il est si facile de compter des chromosomes sur un caryotype que des produits dérivés de dépistage se sont rapidement développés et considérablement perfectionnés au point que l’on est aujourd’hui capable d’analyser le génome complet de l’enfant par le biais d’une prise de sang de la femme enceinte.
Ces avancées du dépistage sont des réalisations techniques incroyables sur lesquelles je ne porte aucun jugement négatif, mais qui sont malheureusement utilisées à des fins commerciales : c’est facile et cela peut rapporter gros.
Ce que je dénonce, c’est donc la malhonnêteté des marchands de test qui font ça pour gagner de l’argent, la malhonnêteté des États qui les commande les yeux fermés, sans se soucier des victimes de bout de chaîne que sont les médecins, les femmes et les familles.

[…]

Vous parlez d’un marché juteux, pouvez-vous préciser un peu ?
Il y a dix ans, lorsque la firme américaine Sequenom – qui a été la première a fabriquer ce test de dépistage – a commencé à fantasmer autour de ce marché juteux, ils ont évalué le profit à 10 milliards dans le monde… C’est énorme.
C’est ce qui a fait monter les actions, puis les trafics de résultats, les délits d’initiés… Les actions ont fini par se casser la figure lorsque ces mensonges ont été révélés et la présidence a été limogée.
Pour la France, le chiffre avancé par le comité d’éthique pour le marché du dépistage de la trisomie 21 est d’un milliard d’euros ! C’est l’Assurance maladie qui achèterait ce test pour le mettre à disposition des patients que nous sommes tous, des familles, des femmes. Mais in fine, c’est une dépense supportée par les contribuables que nous sommes aussi, c’est donc bien un débat qui devrait concerner les citoyens.
Précisions toutefois que ce chiffre de un milliard d’euros doit être pris avec prudence puisque ce serait au cas où l’on proposerait ce test aux 800.000 femmes enceintes, au prix d’il y a un an ou deux. Or nous savons que le prix a très récemment été divisé presque par deux, le gouvernement attend d’ailleurs simplement qu’il soit plus avantageux pour l’acheter. Quoi qu’il en soit, des sommes énormes sont en jeu, et la personne humaine intéresse peu.

 

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