Alexis Gruss, le monde du Cirque au service de la famille et la recherche

Le directeur du cirque national nous raconte son engagement au service des enfants, des familles et de la recherche

Alexis Gruss  Itran - Melody - Cirque National Alexis Gruss - 2010 photography by K

Avec Madame Jérôme Lejeune, Alexis Gruss et toute sa troupe vous attendent les 12 et 13 décembre pour les deux grandes soirées de gala données au profit de la recherche sur la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles.
Sous le haut patronage de SAS le prince Albert II de Monaco, ces deux soirées exceptionnelles ont le soutien de nombreuses personnalités parmi lesquelles le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris ; la comédienne Delphine de Turckheim, le navigateur Michel Desjoyeaux ; Claude Goasguen, maire du xvi e ; Anne-Dauphine Julliand, mère d’enfant handicapé et écrivain ; Michael Lonsdale, comédien ; Christel Prado, présidente de l’UNAPEI ; le Pr Marie-Odile Rethoré, directeur médical de l’Institut Jérôme Lejeune ; Ari Vatanen, ancien coureur automobile…
Avec « Empreintes », le Cirque National Alexis Gruss promet un spectacle féerique : cavaliers, équilibristes, artistes aériens…
emmènent le public dans un univers fantastique. Le spectacle allie les dernières technologies aux prouesses du cirque des origines. L’intégralité des recettes de ces soirées de gala financera la recherche menée par la Fondation Jérôme Lejeune.

Le directeur du cirque national nous raconte son engagement au service des enfants, des familles et de la recherche, a l’occasion des soirées du 12 et 13 décembre 2011 qu’il donne au profit de la recherche sur la trisomie 21 et autres maladies de l’intelligence.

Qu’est-ce qui vous a décidé à consacrer deux soirées de spectacle à la recherche de traitements pour la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique ?

Alexis Gruss : Cela a été le fruit d’une rencontre : avec les responsables de la Fondation Jérôme Lejeune bien sûr, mais aussi avec de jeunes patients. Pour moi, le cœur du sujet est là : les enfants et leur famille. Pour nous, membres de la grande famille du cirque, ils sont évidemment au centre de nos préoccupations. À cela s’ajoute le fait que, comme directeur du cirque national Alexis Gruss, j’ai un rôle à jouer dans la société et je souhaite l’assumer. Nous sommes très sollicités et nous souhaitons répondre à ces attentes dans la mesure du possible. Mais je ne prends jamais ce genre de décision tout seul : j’ai bien sûr consulté toute mon équipe – soit environ 80 personnes !

Les membres de votre équipe ont donc été enthousiasmés par ce projet ?

A.G. : Oui, quand j’ai présenté la Fondation Jérôme Lejeune et ses missions, tout le monde, sans exception, a été partant pour contribuer au financement de ses travaux de recherche.

Nous avons décidé tous ensemble de donner deux de nos soirées de décembre, les plus proches possibles de Noël. C’est une période très dense pour nous, très propice au succès du cirque. Évidemment, nous espérons de nombreux spectateurs. Nous souhaitons que le divertissement joint à une action de sens motivera beaucoup de monde ! Pour ma part, je suis persuadé que ce sera le cas.

Nous avons l’immense chance d’avoir un beau levier – le cirque. Et avec ce levier, je crois qu’on peut soulever le monde !

Il s’agira de deux représentations exceptionnelles de votre nouveau spectacle « Empreintes ». En quoi consistera-t-il ?

A.G. : « Empreintes » est la rencontre de deux traditions : celle du cirque équestre et celle du cirque traditionnel. Le cirque équestre est lui-même issu du spectacle militaire et du spectacle de rue des saltimbanques. Ces artistes, dont le nom signifie littéralement « qui saute sur le banc », se sont mis à animer des spectacles équestres à la fin du xix e siècle, un peu avant la Révolution française.

La piste circulaire, qui a donné son nom au cirque, est apparue simultanément. Toujours de 13 mètres de diamètre, couverte de terre végétale et de sciure, elle permet à des hommes et des animaux de circuler sur la même scène. Les animaux exotiques, à commencer par des éléphants, ont été introduits un peu plus tard, sous Napoléon III. On est ainsi passé à ce qu’on appelle aujourd’hui le cirque traditionnel, très coloré, mettant en scène de nombreux rôles et divers animaux.

Quel message souhaitez-vous transmettre à travers votre spectacle ?

A.G. : Le cirque est un authentique lieu de vie, qui véhicule beaucoup d’émotions, mais aussi des valeurs universelles, à travers la comédie, le mime, la danse, la musique, sans oublier les relations entre les hommes et les animaux. Le cirque rassemble finalement toutes les expressions de l’art et par là, il exprime une certaine vision de la vie. Il est en particulier un lieu de défi. Et je crois que les spectateurs sont conscients du travail considérable qui est réalisé, comme des risques encourus par les artistes. En ce sens, le cirque est une belle école : oui, la réussite de chaque représentation, la féerie que vivent les spectateurs, nécessitent un engagement passionné de toute la troupe. Comme le disait Jean Genet : « la réalité du cirque tient de la métamorphose de la poussière en poudre d’or » !

J’oserai même faire un parallèle avec la science : la recherche demande un investissement de très longue haleine, une persévérance sans faille. Ceci, les chercheurs l’acceptent parce que, comme nous, ils souhaitent donner du bonheur aux enfants et aux familles. Et chaque étape de leurs avancées est déjà un bel encouragement pour tous les patients !

Vous comptez donc fermement sur la recherche pour mettre au point un traitement de la trisomie 21 ?

A.G. : Oui bien sûr, comme Jérôme Lejeune, j’ai la conviction que l’on pourra un jour traiter la trisomie 21. Je sais d’ailleurs que la recherche thérapeutique progresse de manière très encourageante. Et c’est bien pour cela que je souhaite contribuer à ma manière à l’immense effort des équipes de recherche spécialisées dans ce domaine. Pour que l’on parvienne le plus vite possible à redonner toute leur capacité intellectuelle aux personnes touchées par la trisomie 21, nous devons tous leur apporter notre soutien.

Avec la Fondation Jérôme Lejeune, je compte donc sur la présence et la générosité du public les 12 et 13 décembre 2011 prochain.