Aux côtés des patients trisomiques victimes d’abus sexuels

Défendre les personnes handicapées peut conduire à diverses formes d’actions. En ce 3 e trimestre 2010, c’est malheureusement à propos de pédophilie que la Fondation Jérôme Lejeune a été conduite à intervenir.

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Défendre les personnes handicapées peut conduire à diverses formes d’actions. En ce 3 e trimestre 2010, c’est malheureusement à propos de pédophilie que la Fondation Jérôme Lejeune a été conduite à intervenir.

L’affaire remonte au début des années 2000, époque où l’une des psychologues de l’Institut Jérôme Lejeune a recueilli, au cours de ses consultations, les confidences de trois jeunes adultes atteints de trisomie 21. A plusieurs mois d’intervalle, ceux-ci lui ont confié avoir été victimes d’attouchements pour l’un d’eux, de viols pour les deux autres.

A l’époque l’Institut Jérôme Lejeune avait signalé ces cas à la justice comme le demande la loi. Les enquêtes ont permis de découvrir que l’auteur de ces actes était une seule et même personne : M.  Rolland, fondateur et directeur de la communauté de Villecroze, association varoise proposant à des personnes atteintes de trisomie 21 une vie de travail et de prière. Il avait eu, en effet, la responsabilité de ces trois jeunes pendant plusieurs mois.

Après plusieurs années d’instruction, les faits criminels ont été soumis à la Cour d’Assises de Draguignan du 11 au 13 octobre 2010.

Quelques semaines avant l’audience, les familles des victimes ont sollicité Madame Karin Le Méné, vice-présidente de la Fondation, afin que cette dernière les assiste dans cette épreuve.

La Fondation a répondu favorablement à cette demande et Me Antoine Beauquier, l’avocat de la Fondation, s’est associé à leur défense.

A l’issue des débats, la Cour d’assises a condamné M. Rolland à 10 ans de réclusion criminelle, assortie d’un mandat de dépôt à l’audience.

A l’heure où nous bouclons la Lettre de la Fondation, M. Rolland n’a pas fait appel.