Bio Banque, la banque qui donne envie de donner

Depuis 2010, l’Institut Jérôme Lejeune met à disposition des chercheurs internationaux un Centre de Ressources Biologiques (CRB – BioJel). Cette bio banque certifiée contribue à la renommée de l’Institut et lui donne une place particulière dans le monde de la recherche médicale sur les défi ciences intellectuelles d’origine génétique. Focus sur cet outil innovant.

Biojel visite

 

Le 3 juin dernier, à la veille d’un congrès international sur la trisomie 21, des dizaines de chercheurs du monde entier se donnaient rendez-vous à l’Institut. L’occasion pour les équipes de l’Institut et de la Fondation de faire visiter à ces scientifi ques la consultation et le Centre de Ressources Biologiques certifié, « BioJel ». L’ensemble des chercheurs ont unanimement fait part de leur enthousiasme. La complémentarité entre la consultation et BioJel est apparue à nombre d’entre eux comme un avantage déterminant. Les deux structures sont situées dans le même bâtiment, ce qui permet de traiter le jour-même les prélèvements biologiques réalisés sur les patients en les enregistrant immédiatement dans la bio banque BioJel.

Le Professeur André Mégarbané, directeur du CRB BioJel, a pu montrer lors de cette journée, les collections d’échantillons de plasma, d’ADN et de cellules (primaires et lignées) associées aux données. Autrement dit, grâce à cette bio banque, les chercheurs disposent d’informations rares : ils associent des informations sur le génome des patients (= données génotypiques) à des éléments de description de ces patients (= données phénotypiques, comme l’âge, la morphologie etc.). Ce qui est très précieux pour faire avancer la recherche.

La bio banque de l’Institut compte plus de 4 300 « ressources » dont 60 % concernent la trisomie 21. Elle enrichit chaque jour sa collection, en intégrant les critères élevés de qualité et d’expertise exigés par la communauté internationale des chercheurs et des industriels. Cette exigence de qualité, associée au nombre élevé d’échantillons disponibles sur des pathologies rares telles que la trisomie ou l’X fragile, ont particulièrement séduit les chercheurs qui ont découvert à l’Institut un outil exceptionnel. En effet, peu de structures disposent d’une telle collection d’échantillons biologiques, en Europe ou aux États-Unis. Et qui plus est, d’échantillons disponibles.

Car BioJel met ses échantillons à la disposition de la communauté scientifique, nationale et internationale. Cette mise à disposition se fait sous certaines conditions notamment d’ordre éthique.
L’accès « libre » permet de multiplier le nombre de collaborations scientifi ques et le nombre de projets de recherche pour une meilleure connaissance des déficiences intellectuelles d’origine génétique et donc une meilleure prise en charge des patients. C’est l’objectif de BioJel.
Cette ambition scientifique au service des patients a été louée de tous les chercheurs venus le 3 juin dernier. Le docteur Antonia Coppus, venue spécialement de Rotterdam où elle travaille au sein du département de neurosciences, le reconnait : « Je suis impressionnée par cette bio banque. Elle est fonctionnelle et collecte tous les jours de nouveaux échantillons. Cela nous permet d’avoir sur le long terme un bon aperçu de la trisomie 21 et des autres déficiences intellectuelles d’origine génétique. »

Le Professeur William Mobley, chef du département de neurosciences à l’université de San Diego (États-Unis), salue les professionnels de l’Institut Jérôme Lejeune pour leur travail important pour les personnes atteintes de trisomie 21 et leur contribution à la
communauté scientifique : « par les échantillons qu’ils collectent, le travail qu’ils font auprès des patients, le lien qu’ils établissent entre les échantillons et l’histoire de ces mêmes patients. Ces éléments qu’ils connaissent, nous donnent la possibilité, à nous chercheurs, de rentrer plus profondément dans le syndrome et d’observer les changements. »

BioJel est à la source de plusieurs publications importantes, dont celles d’André Mégarbané. Revue European Journal of Human Genetics, 2013.

 

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