DIAGNOSTIC PRÉNATAL

 

 

Qui croirait que l’eugénisme puisse avoir toujours droit de cité ? Pourtant, de la commercialisation d’un test de dépistage prénatal à la censure d’une vidéo positive, en passant par la création d’un fichage national… tel est bien le sort des trisomiques aujourd’hui  en France.

Des recommandations pour 2017-2022
PROMOUVOIR des campagnes de sensibilisation sur la trisomie 21 pour mieux faire connaître les capacités des personnes atteintes de cette maladie génétique. Il est urgent de réveiller l’opinion publique et de montrer que la vie avec les personnes trisomiques est possible. Ils ne sont
pas des « poisons5 » à supprimer comme l’évoquait un professeur de médecine sur une radio nationale en 2014.

A l’occasion de l’arrivée sur le marché du dépistage prénatal non invasif de la trisomie 21 (DPNI),

ORGANISER un débat public et national sur le principe même du dépistage prénatal qui conduit aujourd’hui à l’élimination de 96% des foetus détectés trisomiques. Dans ce débat, intégrer un
volet spécifique sur le DPNI. L’intégration de ce test dans le système français est justifiée par les agences de santé parce qu’il diminue les risques de fausse couche liés au prélèvement invasif
de l’amniocentèse. Cet argument est eugéniste par nature parce qu’il considère que la vie d’un foetus trisomique 21 ne vaut rien par rapport à la vie d’un foetus non trisomique. En réalité le DPNI
amplifie le risque d’éradication des bébés atteints de trisomie 21 MAINTENIR l’interdiction de la sélection, via le diagnostic préimplantatoire (DPI), des maladies chromosomiques et non héréditaires, parmi lesquelles la trisomie 21. Cette idée revient à établir une liste de pathologies faisant l’objet d’un tri sélectif qui relève de l’eugénisme. Cette revendication, déjà présente lors de la révision de la loi de bioéthique de 2011 devrait revenir pour la révision de la loi bioéthique de 2018.

DÉVELOPPER une politique de santé au bénéfice des personnes trisomiques 21 et une politique de recherche afin de trouver un traitement. Les personnes trisomiques sont des patients comme
les autres. Il est normal que les pouvoirs publics les considèrent aussi.

FAIRE de la baisse du nombre d’avortements sélectifs pour trisomie 21 un objectif de santé publique

FORMER les jeunes médecins sur la trisomie 21 et les capacités des personnes atteintes de cette maladie génétique. Il est urgent d’insuffler un état d’esprit d’acceptation chez les professionnels
soignants pour qu’ils puissent mieux l’aborder avec les futurs parents. Prévoir une formation spécifique sur l’annonce du handicap ABROGER les textes réglementaires (décret et arrêté) organisant le fichage des foetus trisomiques 21 et de leur maman. Ce fichage inédit en matière de diagnostic prénatal est stigmatisant et participe à l’eugénisme des bébés trisomiques 21. Il accentue la traque des bébés trisomiques. Il porte atteinte à la vie privée des femmes enceintes et à l’indépendance des médecins.

STOPPER la systématisation du test de la trisomie 21 en début de grossesse. Le diagnostic prénatal de la trisomie 21 est systématiquement proposé par le médecin à la femme enceinte dès le
1er trimestre de la grossesse. Il y a une focalisation sur cette maladie qui n’est pas justifiée et qui porte atteinte aux droits des personnes trisomiques.

PRÉVOIR une objection de conscience pour les médecins qui ne souhaitent pas proposer systématiquement le test de DPN qui conduit inéluctablement en cas de résultat positif du diagnostic
à l’élimination du foetus porteur voire même à de faux positifs. Il relève de la conscience des praticiens de refuser de participer à ce système eugénique.

INTERDIRE « l’interruption médicale de grossesse » (IMG) des foetus trisomiques 21, possible en France jusqu’à la naissance. L’avortement tardif des bébés trisomiques est inhumain pour l’enfant, la femme, et les professionnels qui le pratiquent.

INTERDIRE l’avortement sélectif des bébés trisomiques 21 contraire à l’article 16-4 du Code civil qui dispose que : « Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine. Toute pratique
eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite». Avorter de son bébé parce qu’il est trisomique est d’une violence inouïe pour les personnes trisomiques 21. Il s’agit d’un avortement sélectif aussi choquant que l’avortement à raison du sexe, qui choque tout le monde. Il s’agit de racisme chromosomique que le pays des droits de l’homme ne devrait pas pouvoir autoriser

 

Chère future Maman

Voir d’autres vidéos

Newsletter mensuelle

Institut Jérôme Lejeune