BOURSE POSTDOCTORALE – 2 lauréates pour cette édition 2018 !

Depuis juin 2016, la Fondation Jérôme Lejeune œuvre pour la recherche dans le domaine des pathologies dites « croisées » entre la population générale et la population porteuse de trisomie 21, telles que la maladie d’Alzheimer, l’autisme ou certains cancers, en attribuant des bourses à des chercheurs ayant déjà achevé un doctorat en sciences (PhD). L’objectif est de leur permettre de poursuivre leurs recherches dans le cadre d’un projet postdoctoral lié à la trisomie 21.
Cette année, le jury scientifique composé d’experts internationaux a évalué 16 projets.

En partenariat avec la Fondation Sisley d’Ornano, le Dr Aline Dubos, PhD de l’IGBMC d’Illkirch et de l’Université de Strasbourg, va ainsi poursuivre ses recherches portant sur le gène DYRK1A, impliqué dans la déficience intellectuelle à la fois lorsqu’il est présent en trois copies (trisomie 21) ou lorsqu’il a subi une mutation (syndrome MRD7). Ce gène présente aussi un rôle important dans la survenue de la maladie d’Alzheimer et de certains cancers. L’objectif de ce projet est de déterminer le rôle du gène DYRK1A dans le cerveau au cours du développement, en se focalisant sur ses fonctions dans le développement des neurones inhibiteurs soit en condition normale, soit en conditions pathologiques (une seule copie du gène DYRK1A ou trois copies du gène DYRK1A). Ainsi, mieux comprendre le fonctionnement de ce gène facilitera la mise au point d’inhibiteurs du DYRK1a à visée thérapeutique qui s’effectue actuellement dans de nombreuses équipes internationales.

Par ailleurs, un second projet a été retenu par la Fondation Jérôme Lejeune et évalué par le même jury. Il s’agit de celui mené par le Dr Florence Iulita, PhD, de nationalité argentine. Après avoir effectué des recherches à Montréal, elle poursuivra ses travaux au sein de l’hôpital Sant Pau de Barcelone en Espagne. Une détection précoce de la maladie d’Alzheimer qui survient très fréquemment chez les adultes porteurs de trisomie 21, et ceci avant la manifestation des symptômes, pourrait faciliter la prise en charge et augmenter les chances d’un traitement plus efficace. Ce projet a pour objet de détecter dans le sang et dans le liquide céphalorachidien des indicateurs biologiques (connus sous le nom de biomarqueurs) qui signalent un début d’Alzheimer. Ce projet de recherche permettra de mieux comprendre et surveiller l’évolution de la maladie d’Alzheimer dans la trisomie 21, et de faciliter sa prise en charge ainsi que la mise au point de traitements tant pour la trisomie21 que dans la population générale.

Chacune des lauréates s’est vue attribuer une bourse de 130 000 € pour poursuivre ses recherches pendant deux ans.