Nouveau délit d’entrave à l’IVG : le texte liberticide revient à l’Assemblée nationale

Ce soir à 17H une commission mixte paritaire vient d’examiner la proposition de loi relative au nouveau délit d’entrave à l’IVG. Aucun accord n’a été trouvé entre les 14 parlementaires composant cette commission.

RDV demain pour l’examen en commission des affaires sociales et jeudi en séance à l’Assemblée nationale.

Le Parlement va-t-il inscrire dans la loi  une punition de 30 000 euros d’amende ou 2 ans d’emprisonnement dès lors que seront considérées comme exercées des « pressions morales et psychologiques » sur une femme cherchant à s’informer sur une IVG ? C’est-à-dire une  punition pour toute personne ou structure informant sur la réalité de l’avortement. Ce qui concernera beaucoup de monde, car la notion de « pressions morales et psychologique » permet une interprétation extensive du délit, et parce que l’information objective sur la réalité de l’avortement exerce par elle-même une forme de pression.

Cette disposition dangereuse a fait descendre des dizaines de milliers de jeunes opposants dimanche dans la rue :

« Nous, Marcheurs pour la Vie, toujours présents dans la rue plus de 40 ans après la loi Veil et cela aussi longtemps qu’il le faudra (…), en cette période où les hommes politiques préparent leurs programmes pour l’avenir du pays, nous réclamons le rejet de la proposition de loi concernant l’extension du délit d’entrave à l’IVG. Par cette loi liberticide, les responsables politiques français méprisent le droit à l’information d’une population de citoyens adultes et raisonnables. Ils bafouent le besoin de la femme de connaître dans toutes ses dimensions l’acte qu’elle se prépare à poser. » (Extrait du Manifeste pour la vie)

Face au silence de la quasi-totalité des autorités politiques et morales du pays, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune et vice-président de la Marche pour la vie rappelle le niveau de l’enjeu :

« donner une information susceptible de dissuader de l’avortement devient un délit punissable d’amendes et de peines de prison, pas en Chine populaire sous Mao mais en France en 2017. Il n’est pas certain que tout le monde ait pris la mesure de la gravité de ce que signifient la sanctuarisation du crime et la présomption de culpabilité de ceux qui s’y opposent. »