Mme la ministre, qui désinforme qui ?

Hier sur France 3, aujourd’hui sur Canal +, Mme Laurence Rossignol  dénonce ce qu’elle appelle des  « contre-vérités scientifiques » du manuel bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune.

Et si ces « contre-vérités scientifiques » étaient en fait des points ignorés par la ministre de la loi française ? Le Manuel Bioéthique des Jeunes édité par la Fondation Jérôme Lejeune s’avèrerait alors utile non seulement pour « remettre à l’endroit » un enseignement parfois dispensé à  l’envers dans le milieu scolaire ou universitaire, mais aussi pour mettre à jour les fiches des conseillers des ministres.

Elle déclare en effet (propos de la ministre sur France 3 hier – Verbatim) :

« Ce sont des manuels qui font croire qu’ils sont des manuels d’information, manuels distribué par la Fondation Lejeune, et qui sont effectivement faux sur le plan scientifique, on y présente un fœtus qui a au moins 25 ou 26 semaines, on dit en dessous « attention j’entends tout » or on n’entend pas avant 26 ou 27 semaines et l’IVG est à 12 semaines donc c’est faux que de présenter un fœtus de 6 mois pour illustrer une bataille, une croisade contre l’IVG. »

En l’espèce la ministre semble ignorer que l’avortement d’un enfant peut avoir lieu en France jusqu’à la veille de sa naissance, dans certains cas définis par la loi.

Article L2213-1 du code de la santé publique : « L’interruption volontaire d’une grossesse peut, à toute époque, être pratiquée si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent, après que cette équipe a rendu son avis consultatif, soit que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, soit qu’il existe une forte probabilité que  l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic. »

Dans ce cas, l’avortement est autorisé par la loi jusqu’au jour de la naissance, soit 9 mois. Ainsi en France, l’avortement d’un enfant trisomique est possible jusqu’au terme.