Être ou ne pas être !

Dans La Nef , Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, revient sur la révision de la loi de bioéthique.

Le débat préalable à la loi de bioéthique a eu lieu. Le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) a rendu son rapport de synthèse de la consultation citoyenne des états généraux de la bioéthique.

Il s’agit d’une étape avant le vote des lois de bioéthique mais elle n’est pas la dernière et elle démontre, s’il en était besoin, une aggravation programmée des dérives.

La Fondation Jérôme Lejeune a relevé que le débat très médiatisé sur la « PMA pour toutes » a caché trois transgressions majeures portées par des groupes d’intérêts puissants qui ont eu largement la parole :

La recherche sur l’embryon et sur les cellules souches embryonnaires. Il apparaît évident que le cadre législatif va continuer à dériver. La consultation citoyenne a permis à des scientifiques de formuler des revendications inquiétantes comme celle qui consiste à créer des embryons dédiés à la recherche.

La fin de vie. Les deux tiers du « Comité citoyen » sont pour une légalisation de l’euthanasie. La génomique en pré-conceptionnel. Aucun des membres du « Comité citoyen » n’est opposé au diagnostic pré-conceptionnel et 2/3 d’entre eux sont pour un accès à tous les futurs parents. (…)

Mais au-delà de ces transgressions, c’est autre chose qui se trame parce que le monde a changé. L’homme a concrétisé le projet de se définir, de se construire, de se modifier et de se détruire. Chaque matin, il décide d’être ou de ne pas être. Repousser la nature est le défi à relever. (…)

La procréation est-elle un marché comme les autres ? Pourquoi pas si ça peut aider. L’embryon humain est-il respectable ? Pas plus qu’un matériau de laboratoire. L’avortement de tous les handicapés est-il légitime ? C’est un « ordre établi » compatible avec la prohibition de l’eugénisme. Mais les lois ne sont-elles pas respectées ? Pour être en règle, on change la règle. Etc. (…)

Retrouvez la tribune complète dans le journal La Nef.