Il faut sauver la jeune trisomique Rimsha

Accusée d’avoir brûlé des pages d’un manuel coranique, Rimsha, une jeune chrétienne Pakistanaise d’Islamabad, attend depuis le 16 août dernier d’être jugée pour blasphème.

rimshaAccusée d’avoir brûlé des pages d’un manuel coranique, Rimsha, une jeune chrétienne Pakistanaise d’Islamabad, attend depuis le 16 août dernier d’être jugée pour blasphème.

Depuis le début de cette affaire, l’âge et la santé de Rimsha sont l’objet de débats. D’après ses proches, la jeune fille serait âgée de onze ans et atteinte de trisomie 21, ce que contestent ses accusateurs, qui l’estiment plus âgée et en bonne santé.

Dans la perspective de son jugement, ces questions sont fondamentales puisque déterminantes pour établir sa responsabilité. Cependant, l’imam ayant dénoncé Rimsha a été lui-même incarcéré début septembre : selon plusieurs témoins, il aurait ajouté des pages de versets coraniques aux feuillets qu’avait brûlés la fillette, ceci pour l’accuser de blasphème et porter préjudice aux chrétiens du quartier. Quant à Rimsha, après trois semaines en prison, elle a été libérée sous caution le 7 septembre.

La Fondation, qui s’est jointe dès le mois d’août à l’indignation mondiale, a fait savoir aux autorités pakistanaises qu’elle mettait à leur disposition son expertise dans le diagnostic des maladies avec déficience intellectuelle afin de déterminer si la jeune fille est atteinte ou non de trisomie 21. 

Jean-Marie Le Méné a été reçu à ce sujet à l’Ambassade du Pakistan. En effet, le Fondation Jérôme Lejeune étant à la fois experte dans ce domaine et organisme privé, son avis apporterait une caution indépendante et lèverait le doute sur la santé de la jeune prisonnière.

A l’heure où nous bouclons, l’enquête se poursuit. La Fondation Jérôme Lejeune, dont l’une des raisons d’être est la défense des personnes concernées par un handicap mental, reste prête à apporter son concours.