La commission spéciale bioéthique du Sénat auditionne Jean-Marie Le Méné

Hier, mercredi 11 décembre 2019, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune, a été auditionné par la commission spéciale bioéthique du Sénat. Il a interpellé les sénateurs sur les graves enjeux du projet de loi relatifs à la recherche sur l’embryon humain, ainsi que sur la revendication d’étendre le diagnostic préimplantatoire aux anomalies du nombre des chromosomes, dites « aneuploïdies » (DPI-A), dont la trisomie 21.

Jean-Marie Le Méné a pu exposer aux sénateurs en quoi

« L’extension du DPI est eugéniste par nature, repose sur des arguments scientifiques controversés et ouvrirait la voie à une généralisation ».

Il a interpellé les sénateurs :

« On ne peut soutenir le projet d’une société inclusive à l’égard du handicap et dégrader en même temps l’image de la trisomie 21 en la rendant responsable des déboires de la PMA ».     

Jean-Marie Le Méné a enfin analysé les enjeux de la libéralisation de la recherche sur l’embryon par l’allègement du cadre législatif ainsi que la levée des interdits de créer des embryons transgéniques et chimériques :

« On est passé de l’interdiction de la recherche sur l’embryon à l’interdiction de s’y opposer. Hier l’embryon devait nous guérir de tout, aujourd’hui il doit nous servir à tout.  L’embryon humain n’est ni un médicament, ni un réactif de paillasse, ni un substitut aux animaux de laboratoires, ni un être de non-droit voué à des expérimentations clandestines. On attend du législateur une réponse de sagesse  »

 
 


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