L’obsolescence de l’humanité – Débat/théâtre

Vendredi 22 mai, ceux qui se sont rendus à l’espace St Pierre de Neuilly ont participé à une soirée réussie à l’occasion de l’anniversaire des 20 ans de la Fondation. Beaucoup de personnes avaient réservé cette première soirée du week-end de la Pentecôte pour assister au débat et à la pièce de théâtre. Parmi eux, beaucoup de jeunes, attirés par le thème de la soirée : le transhumanisme.

Jean-Marie Le Méné et Fabrice Hadjadj se sont d’abord adressés à une salle pleine et attentive pour réfléchir sur les différents enjeux actuels liés à l’homme augmenté qui n’est que « le rêve d’un homme diminué » selon Fabrice Hadjadj. Ils se sont arrêtés sur de nombreux aspects très concrets de notre société : les lois sur la fin de vie, les avancés de la bioéthique, l’utilisation toujours plus importante des nouvelles technologies… Tant d’éléments qui contribuent à élaborer un nouveau rapport au monde, qui nous placent face à des questions que l’homme n’avait encore jamais eu à se poser, et qui font que « ce qui était nécessité devient option » : la mort, la reproduction sexuée… Leur entretien a permis de dégager les enjeux philosophiques et éthiques sous-jacents à ces questions autour de la défense et du droit à la vie. « L’homme augmenté est atteint d’une obsolescence, celle de l’innovation technique » a conclu Fabrice Hadjadj. Les auditeurs ont ensuite pu poser leurs questions et prolonger ces propos autour d’un bar.

La compagnie De Bas en Haut est ensuite montée sur scène pour représenter la dernière pièce de Fabrice Hadjadj : Jeanne et les post-humain. La pièce, dont la clé est la maternité choisie et défendue par Jeanne, provoque le spectateur et interroge sur le sens donné aujourd’hui à l’homme face à la science. Sensibilisé précédemment sur les enjeux des questions transhumanistes, le public a ainsi pu apprécier la pièce, et en comprendre les différents enjeux et messages. Le décor sobre et la performance des acteurs ont plongé les spectateurs dans un monde transhumain mais proche de notre monde à nous puisque « ce qui est dans la pièce n’est pas exagéré » a affirmé Jean Marie Le Méné au début de la soirée.

Une soirée enrichissante qui a permis de poser la question de la place des technologies dans nos vies de façon attractive !

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