Municipales : point sur le droit de vote des personnes atteintes de déficiences intellectuelles.

 La loi handicap en 2005 donne la possibilité aux personnes sous tutelles, après consultation du juge de pouvoir voter. Cette loi permet de donner un droit essentiel : celui d’être considéré et d’agir comme des vrais citoyens.

Elections-municipales-2014La loi handicap en 2005 donne la possibilité aux personnes sous tutelles, après consultation du juge de pouvoir voter. Cette loi permet de donner un droit essentiel : celui d’être considéré et d’agir comme des vrais citoyens.

En 2009, après un long travail de l’Unapei, a pu aller jusqu’au bout de cette logique : les handicapés mentaux n’ont plus à justifier de leur droit de vote, mais le juge peut demander une interdiction de vote. En d’autre terme ils sont devenus des « citoyens » comme les autres.  

On compte aujourd’hui près de 400 000 handicapés dont un peu moins de 50 000 en âge de voter. Ils doivent évidemment être inscrit sur les listes électorales, et voter seul dans l’isoloir.

Néanmoins, il faut encore lutter contre le manque de sensibilisation auprès des personnes atteintes de déficience intellectuelle et leur famille. En effet il arrive que sans connaissance de ce droit, les personnes atteintes de déficience intellectuelle ne font pas la démarche de s’inscrire sur les listes électorales.

Un effort pour informer et faire comprendre le vote et les élections est nécessaire, mais aussi former les personnes lors des élections pour aider les personnes qui en auraient besoin lors du vote.

Le chemin est encore long, mais à la veille des élections municipales, enjeu majeur et surtout pour les personnes atteintes de handicap. Nous invitons les personnes atteints d’handicap mental à aller voter, et rappelons aux candidats et futurs maire qu’ils seront élus dans une ville, qui est aussi la leur. 


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