Publication de la synthèse des états généraux de la bioéthique du CCNE

Le Conseil Consultatif National d’Ethique vient de  rendre public son rapport de synthèse de la consultation citoyenne des états généraux de la bioéthique. La Fondation Jérôme Lejeune félicite les citoyens et les associations qui ont fait valoir leur expertise dans le cadre de cette consultation.

La Fondation relève que le débat très médiatisé sur la « PMA pour toutes » a caché trois transgressions majeures portées par des groupes d’intérêts puissants qui ont eu largement la parole :

  • La recherche sur l’embryon et sur les cellules souches embryonnaires. Il apparaît évident que le cadre législatif va continuer à dériver. La consultation citoyenne a permis à des scientifiques de formuler des revendications inquiétantes comme celle qui consiste à créer des embryons dédiés à la recherche.
  • La fin de vie. Les deux tiers du « Comité citoyen » sont pour une légalisation de l’euthanasie. En revanche, il faut noter qu’ « aucun consensus sociétal n’existe sur les questions du suicide assisté et de l’euthanasie, ni sur le site web, ni au cours des rencontres en région, ni au cours des auditions des associations », et qu’une « large et ferme opposition à ces pratiques a été entendu de la part des professionnels de santé et des sociétés savantes interrogées».
  • La génomique en pré-conceptionnel. Aucun des membres du « Comité citoyen » n’est opposé au diagnostic pré-conceptionnel et 2/3 d’entre eux sont pour un accès à tous les futurs parents.

Le « Comité citoyen » est le paravent des recommandations du CCNE : c’est lui qui, sous couvert d’être un « échantillon reflétant la diversité de la population française » avance les propositions les plus transgressives, sur la fin de vie et sur la génomique en pré-conceptionnel, par exemple. La Fondation Jérôme Lejeune dénonce une méthode perverse qui consiste à mettre quasiment sur le même plan une consultation nationale ouverte à tous les citoyens et un « comité citoyen » de 22 personnes qui avance des revendications très marquées.

Les citoyens discutent, mais la loi est déjà pensée.

Le but affiché de cette synthèse était d’aider le gouvernement à rédiger un projet de loi bioéthique. Il ne faut toutefois pas être dupe. En novembre 2017, le ministère des Solidarités et de la Santé précisait que  « Les travaux d’élaboration du projet de loi qui nécessitent une coordination interministérielle, débuteront [ont débuté] parallèlement aux Etats-Généraux de la bioéthique » (ministère des Solidarités et de la Santé, note d’information n° DGOS/SR3/2017/329 du 29 novembre 2017).

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, souhaite rappeler que la protection de la vie humaine doit être inconditionnelle et seul ce principe intangible peut permettre de s’opposer à la loi du marché et à la marchandisation du vivant.