Questions et réponses – Personnalité

Quelle personnalité se formera-t-il ?

La personnalité des personnes porteuses d’une trisomie 21 est normale, mais, comme pour tout individu, elle est marquée par son environnement et les expériences de sa vie. Les parents doivent être particulièrement attentifs au fit que la souffrance se répercute toujours sur l’enfant, et que les enfants sont très sensibles à la qualité des regards qu’on porte sur eux : les non-dits leur échappent rarement.

L’enfant doit être élevé comme ses frères et sœurs, mais le désir d’intégration en milieu ordinaire ne doit pas être une forme de déni de l’existence de la trisomie 21. La surprotection conduit ensuite à la sur-dépendance.

Que faire face à un changement brutal de comportement ?

Devant un changement brutal de comportement, il y a lieu de s’interroger sur l’existence d’un problème médical (douleur, problème thyroïdien, trouble sensoriel, intolérance à un médicament, épilepsie), ou d’une douleur morale, comme un deuil, le mariage d’une sœur (qui perturbe presque toujours les garçons, alors que les jeunes filles et les femmes acceptent le mariage de leur frère), une agression, une maltraitance, etc. Lorsque ce comportement entrave la vie quotidienne, l’avis d’un médecin psychiatre peut s’avérer utile.

Souffrira-t-il de troubles du comportement ou d’autisme ?

Seuls les pédopsychiatres confirmés sont à même de poser le diagnostic d’autisme. Tous les enfants ayant un retard mental et des difficultés de communication orale, et pas seulement les enfants porteurs d’une trisomie 21, peuvent se replier sur eux-mêmes et s’enfermer dans une sorte de bulle. Ils peuvent avoir des gestes répétitifs nommés stéréotypies, sans signification particulière. Le maintien d’un échange de regard avec l’enfant limite ce type d’attitude, souvent associée à un désir de rupture de la relation avec les autres. La psychomotricité s’avère utile car elle contribue à rassurer l’enfant et l’ouvre plus facilement à l’autre.

D’où viennent les comportements d’opposition ?

Les comportements d’opposition décrits chez les enfants peuvent découler d’attitudes éducatives inadaptées. Beaucoup de parents ayant peur d’être maltraitants envers leur enfant, ne parviennent pas à leur donner des interdits, l’enfant finissant ainsi par trouver normal d’imposer sa volonté aux adultes. Les troubles du comportement sont plus fréquents si le patient a des difficultés d’expression orale. Il s’agit souvent de réactions à une situation ou à un environnement. L’agressivité envers d’autres personnes témoigne souvent d’une difficulté relationnelle qu’il faut identifier. L’agressivité envers soi-même peut traduire une douleur physique ou une frustration.

Doit-on faire appel à un psychiatre ?

Les troubles nécessitant l’avis d’un psychiatre semblent un peu plus fréquents que dans la population générale. Il peut d’agir de troubles obsessionnels compulsifs, de dépressions, plus rarement, de délires ou d’autres troubles psychiatriques.

 

Chère future Maman

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