Programme Scarcell

La Fondation vient de sélectionner un programme de recherche, dénommé SCARCELL, pour son intérêt scientifique et sa qualité éthique reposant sur une idée innovante. Il utilise, pour la première fois, des cellules souches issues des gencives. Ces cellules présentent des vertus cicatrisantes et réparatrices exceptionnelles, et ouvrent un très large champ de promesses thérapeutiques dans certaines formes d’anévrismes vasculaires, le traitement de brûlures cutanées, ou encore certains cancers.

Très tôt la Fondation s’est intéressée aux travaux sur les cellules souches : cellules adultes, cellules du sang de cordon, de la moelle épinière ou d’autres tissus. Le potentiel des cellules souches adultes en matière de différenciation et de prolifération a rendu possible des avancées en matière de thérapie cellulaire. Aujourd’hui, des maladies réputées incurables, et particulièrement en hématologie, sont traitées grâce à ces cellules. C’est le cas de la maladie de Fanconi (maladie génétique de la moelle épinière) ou encore de la drépanocytose (maladie génétique de l’hémoglobine).

Pour prospecter de nouvelles voies thérapeutiques susceptibles d’être un jour utiles aux patients atteints de déficience intellectuelle d’origine génétique, la Fondation a financé dans le passé des programmes dans le champ de la thérapie cellulaire. Le soutien de la Fondation est apporté aux travaux de recherche éthiques, c’est-à-dire sans destruction d’embryons humains. Les chemins de la science se croisent souvent et s’enrichissent mutuellement, tel que le montre l’exemple des cellules souches pluripotentes induites (Ips), aujourd’hui utilisées dans la recherche sur la trisomie 21.

La subvention de la Fondation pour le programme SCARCELL, après accord d’un conseil scientifique de spécialistes, porte sur la préparation d’une première étape clinique qui concerne des personnes irradiées. Le projet est placé sous la direction scientifique des Pr Jean Jacques Lataillade et Bernard Coulomb (Hôpital militaire de Percy), en liaison avec le Pr Antoine Lafont (Hôpital européen Georges Pompidou).

La Fondation souhaite qu’en démontrant une première efficacité thérapeutique des cellules gingivales, ce programme puisse ouvrir sur d’autres cibles thérapeutiques impliquant ses patients.