Une « enquête passionnante » sur les enjeux du transhumanisme

L’Homme Nouveau publie un entretien avec Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune , à propos de son dernier livre sur le transhumanisme, qualifié d’« ouvrage choc » sur « l’éradication quasi totale, au nom d’une prétendue compassion, des personnes porteuses de trisomie 21 ». L’hebdomadaire apprécie que cette  « enquête passionnante » soulève les enjeux financiers du transhumanisme.

Extraits.

Vous venez de publier un livre sur le transhumanisme. Comment définir cette idéologie ?

Jean-Marie Le Mené : Le transhumanisme est une nouvelle version du progressisme qui ne voit le bonheur de l’homme que dans le progrès scientifique et technique. Le transhumanisme repose sur deux principes. Celui, d’abord, de la convergence, qui veut que différentes technosciences concourent non plus à soigner mais à augmenter l’homme. Le transhumanisme veut opérer un changement de nature de l’homme. Il repose ensuite sur le principe dit de la « singularité », terme un peu fumeux qui signifie que l’augmentation de l’homme se traduira par celle de l’intelligence artificielle quand celle-ci prendra le pas sur l’intelligence humaine. Sur le plan idéologique, le transhumanisme se nourrit d’une vision matérialiste de l’homme qui ne serait que la somme de ses molécules. Il fait sienne également une vision néo-darwinienne aux termes de laquelle il est normal pour les espèces d’évoluer. La seule chose qui différencie l’homme des autres animaux serait que son intelligence lui permet d’être architecte de sa propre évolution. Le transhumanisme, de ce fait, est eugéniste, puisque, faute de parvenir à augmenter l’homme tout de suite, il commence déjà par faire disparaître les hommes « diminués »… Et il permet aussi de servir des intérêts financiers colossaux.

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Pourquoi les personnes trisomiques sont-elles les premières victimes du transhumanisme ?

La trisomie 21 est une anomalie génétique qui fait peur parce qu’elle n’est pas rare, à raison d’un cas pour 700 conceptions Elle n’est pas héréditaire et toute femme enceinte est donc susceptible de s’inquiéter de porter un enfant trisomique 21 Cela représente un marché d’autant plus large, celui de la moitié de l’humanité ! Il faut ajouter qu’en France, la question de la trisomie 21 est liée historiquement à celle de l’avortement. Avant la loi Veil, un premier projet de loi avait été présente pour légaliser l’avortement qui devait justement ne permettre que l’élimination des foetus porteurs de handicap. Ce projet de loi n’est pas passé, notamment grâce à Faction du professeur Jérôme Lejeune, mais il est révélateur d’une mentalité eugéniste propre à la France.

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L’entretien complet est dans LHomme Nouveau  du 7 mai 2016 

 

 


 

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