Vincent Lambert n’a pas été condamné à mort aujourd’hui.

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne vient de rejeter la demande de François Lambert d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de son oncle Vincent Lambert.

Le TGI suit les recommandations du rapporteur public qui avait mis en avant l’indépendance du médecin, qui engage sa responsabilité, vis-vis de son prédécesseur. La Fondation Jérôme Lejeune s’en réjouit et salue cette décision.

Le jugement rendu ce jour est une bonne nouvelle mais n’est pas une surprise. François Lambert s’était engagé seul dans une requête bancale. Il se retournait contre le CHU de Reims qui, par la décision du Dr Simon, avait décidé de ne pas mettre en œuvre la procédure d’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation souhaitée en son temps par le Dr Kariger.

« Même si ce jugement était attendu car les juges ont du bon sens, on ne peut pas se contenter de passer à autre chose sans s’interroger sur le sens de la décision à laquelle nous venons d’échapper. La justice française a empêché un neveu d’exiger la mort de son oncle. Car nous en sommes là aujourd’hui. La France compte en son sein des concitoyens qui ont le droit de vivre, d’autres pas. Notre pays ne cesse de légiférer sur ce sujet depuis des mois sous l’impulsion acharnée du député Jean Leonetti qui regrette souvent publiquement que Vincent Lambert soit toujours en vie. Mais de quel droit un parlementaire peut-il s’ériger en arbitre de la vie et de la mort ? » commente Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune.