Ce lundi 16 février, 2 000 personnes ont manifesté devant l’Assemblée nationale à l’appel d’Alliance VITA, de la Fondation Jérôme Lejeune, des Associations Familiales Catholiques (AFC), du Comité Protestant Évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH) et de la Fondation OCH pour réclamer un accès effectif aux soins palliatifs et dire non à la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.
Merci aux participants… Désormais, c’est à chaque citoyen d’agir !
Une scénographie symbolique
Avec des pancartes « Votez des soins, pas l’euthanasie », les manifestants ont formé une longue file d’attente devant une tente de “soins”, tandis que la tente proposant l’euthanasie est restée vide. Cette mise en scène symbolique illustre l’absurdité d’un système où l’on envisage un accès facilité à la mort alors que l’accès aux soins demeure défaillant.
Trois porte-paroles ont également témoigné, chacun à partir de son expérience personnelle : Jean Fontant, médecin en soins palliatifs, Caroline Brandicourt, personne atteinte d’une maladie neurodégénérative, et Véronique Bourgninaud, aidante, collaboratrice de la Fondation Lejeune.
Pour une politique de fin de vie fondée sur la solidarité
Cette mobilisation intervient alors que le débat parlementaire sur la fin de vie a été précipité par le gouvernement, au détriment des véritables urgences du pays. Tandis que le système de santé s’enfonce dans une crise profonde et durable, que l’accès aux soins palliatifs reste inégal et que de nombreux Français peinent à accéder à des soins essentiels, la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie apparaît aussi injuste qu’irresponsable.
Cette légalisation comporte en effet des risques majeurs pour la société et pour le soin : elle fragilise la prévention du suicide, rompt le pacte de confiance entre soignants et patients, stigmatisant les plus fragiles, et met particulièrement en danger les personnes porteuses de handicap mental. Celles-ci, déjà confrontées à des difficultés d’accès aux soins, seraient particulièrement exposées aux dérives possibles de l’aide à mourir, comme l’ont montré des exemples en France et dans les pays où l’euthanasie est pratiquée.
Face à cela, les associations appellent les députés à réaffirmer le refus de l’euthanasie et du suicide assisté, à garantir un accès universel aux soins palliatifs — par l’application pleine de la loi de 1999 et l’adoption d’une loi de programmation dédiée — et à renforcer la prévention du suicide, sans exclure les citoyens les plus vulnérables, dépendants ou âgés. Elles demandent en outre au Premier ministre de suspendre l’examen de cette proposition de loi.
La priorité doit être donnée aux soins et à la protection des plus fragiles, pas à la légalisation de la mort administrée.
La mobilisation continue
La Fondation Jérôme Lejeune poursuit son travail d’information et d’influence. Mais la mobilisation citoyenne reste décisive. Agissez avec nous :
➡️Signez la pétition Stop-euthanasie (qui a recueilli 100 000 signatures en moins d’un mois !) et faites-la connaître à vos proches
➡️Restez informés sur genethique.org ou sur X : @genethique pour suivre les débats parlementaires en temps réel
➡️Interpellez vos députés et à vos sénateurs grâce à notre outil d’interpellation
➡️Suivez la chaîne WhatsApp de la Fondation pour rejoindre les futures mobilisations
Nous comptons sur vous !
- Catégories
Derniers articles
Recevez chaque mois les expertises et les événements de la fondation dans votre boite email !
« * » indique les champs nécessaires
