Ce mercredi 28 janvier, les sénateurs ont rejeté la proposition de loi sur l’aide à mourir, preuve d’une absence de consensus sur la mort administrée. Ce rejet ouvre cependant la voie au retour, à l’Assemblée nationale, du texte initialement voté au printemps 2025, le plus permissif au monde en matière d’euthanasie. La Fondation Jérôme Lejeune alerte sur l’urgence absolue de la mobilisation citoyenne.
Le vote du Sénat envoie un signal politique clair : les sénateurs refusent de participer à l’instauration d’un droit à la mort organisée. Il confirme que ce projet ne s’impose ni comme une évidence démocratique, ni comme une attente des Français.
Mais ce rejet a une conséquence immédiate : le texte initialement adopté au printemps 2025 par l’Assemblée nationale — le plus permissif au monde en matière d’euthanasie — reviendra lors de la deuxième lecture. La menace demeure donc, et elle est majeure.
La mobilisation citoyenne est donc plus urgente que jamais. Lors de la première lecture, les députés n’ont pas entendu les Français, qui s’opposent majoritairement aux dispositions prévues par le texte de l’Assemblée nationale (1). Ils devront les entendre lors de la seconde lecture.
La Fondation appelle donc chaque citoyen à interpeller son député et à participer aux manifestations qui seront organisées. Le processus de légalisation de l’euthanasie est engagé ; il peut encore être stoppé. Il y a urgence à agir pour protéger les personnes les plus fragiles et refuser que la mort devienne une réponse sociale à la souffrance.
D’ici là, un maximum de citoyens doivent se rassembler
grâce à la pétition de la fondation Jérôme Lejeune, stop-euthanasie.fr, à signer et faire connaître largement autour de soi.
Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, “le vote du Sénat n’est pas une victoire, mais c’est un avertissement : la résistance à la mort administrée est plus profonde que prévue. Il est temps que les citoyens prennent conscience de l’urgence et se mobilisent pour faire comprendre cela aux députés.”
À propos de la Fondation Jérôme Lejeune
La Fondation Jérôme Lejeune est le premier financeur privé de la recherche sur la trisomie 21 dans le monde. Au service des personnes porteuses de déficience intellectuelle d’origine génétique et de leur famille, elle poursuit trois missions :
– Soigner les patients, en finançant la consultation médicale de l’Institut Jérôme Lejeune
– Chercher les traitements pour corriger la déficience intellectuelle et améliorer leur autonomie
– Défendre leur dignité et la valeur de toute vie humaine.
Présente dans 4 pays, elle est reconnue d’utilité publique depuis 1996 et dispose du statut ECOSOC auprès de l’ONU.
(1) “Dans son exposé des motifs, le député du MoDem Olivier Falorni parle d’une loi « qu’attend une très grande majorité de nos concitoyens », mais l’étude que nous publions montre que cette majorité n’existe pas, et que, s’il en est une, elle est hostile à l’esprit de la proposition et à la plupart de ses dispositions” (Fondapol, 19 décembre 2025).
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Contact presse :
06 47 95 66 60
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