Une initiative qui menace la souveraineté des États
Depuis avril 2024, une nouvelle initiative citoyenne européenne (ICE) (1) intitulée My Voice My Choice (MVMC) cherche à faire financer par l’Union européenne les avortements transfrontaliers : une femme dont le pays restreint l’accès à l’IVG pourra ainsi bénéficier d’un fonds européen pour faire pratiquer l’IVG dans un autre pays d’Europe.
Lancée en Slovénie avec un soutien financier indirect de la Commission européenne, cette initiative a rassemblé un peu plus d’un million de signatures validées, déposées auprès de la Commission européenne le 1er septembre 2025.
Ses organisateurs réclament désormais un « accès égal et sûr à l’avortement » dans toute l’Union, et demandent que les fonds européens couvrent les frais de voyage et d’intervention des femmes concernées. Celles-ci pourraient dès lors bénéficier gratuitement de la législation la plus permissive, grâce à un financement commun. Une telle mesure reviendrait à imposer à des pays de financer, via leur contribution au budget européen, des actes contraires à leurs législations nationales. Celles-ci varient beaucoup : en Pologne, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol ou de danger pour la santé de la mère ; aux Pays-Bas, il est permis jusqu’à 24 semaines ; en France, jusqu’au terme de la grossesse.
La réponse d’une Europe fidèle à la vie
Face à cette offensive, la fédération européenne One of Us, dont la Fondation Lejeune assure actuellement la vice-présidence, a pris la parole avec force le 15 octobre 2025. Née elle-même d’une initiative citoyenne européenne, One of Us avait recueilli 1.89 million de signatures – 50 % de plus que MVMC – avec un budget cinq fois moindre.
La conférence a réuni à Bruxelles près de 300 personnes. Huit députés PPE et ECR ont appelé l’Union à soutenir la maternité, rappelant que la véritable liberté passe par la possibilité d’accueillir la vie. Les témoignages de femmes ayant vécu une grossesse difficile ou un avortement douloureux ont bouleversé l’assemblée : toutes ont affirmé qu’avec un vrai soutien social, matériel ou psychologique, elles auraient choisi de garder leur enfant.
L’événement a aussi rappelé que, juridiquement, aucun traité européen ne fonde un “droit à l’avortement”, tandis que la maternité figure, elle, parmi les compétences de l’Union.
La déclaration finale invite la Commission à respecter la Charte des droits fondamentaux, qui protège la dignité humaine et appelle les institutions à mieux soutenir les femmes enceintes.
Agissez avec One of Us !
La Commission européenne se prononcera sur cette initiative le 25 février. Tout citoyen européen peut écrire à chacun des Commissaires pour rappeler que l’UE n’a pas compétence pour financer l’avortement, mais doit protéger la vie et de soutenir la maternité.
Faites entendre votre voix auprès du Commissaire français : envoyez-lui un message à cab-sejourne-contact@ec.europa.eu
Utilisez l’outil d’interpellation proposé par One Of Us : https://noabortiontourism.eu/

L’Europe ne sera fidèle à elle-même qu’en protégeant la vie humaine.
(1) L’ICE permet aux citoyens européens d’interpeller la Commission en collectant un million de signatures dans au moins 7 États.
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