La Fondation Jérôme Lejeune participait, le 22 et 23 mai dernier, à un congrès international sur Alzheimer au Modernist Hospital of Sant Pau à Barcelone. L’originalité de ce congrès, organisé à Barcelone pour la seconde année consécutive, était sa focalisation sur les maladies d’Alzheimer d’origine génétique. La recherche sur la maladie d’Alzheimer est en effet un domaine extrêmement large et foisonnant : il est donc très précieux de bénéficier d’un temps d’échange consacré à un domaine plus spécialisé.
La maladie d’Alzheimer d’origine génétique concerne notamment deux pathologies qui ont des caractéristiques communes :
– la maladie d’Alzheimer liée à la trisomie 21 (DSAD, Down Syndrome Alzheimer’s Disease)
– et la maladie d’Alzheimer autosomique dominante (ADAD, Autosomal Dominant Alzheimer’s Disease), une forme rare et héréditaire causée par des mutations génétiques spécifiques.
La collaboration des cliniciens et chercheurs de ces deux domaines est déterminante pour mettre en lumière le potentiel d’enseignements communs entre ces formes génétiquement déterminées de la maladie d’Alzheimer et améliorer ainsi le traitement de cette pathologie. 200 chercheurs issus d’une dizaine de pays différents – sans compter les participants en visioconférence – ont pu échanger pour créer des réseaux et des collaborations durables. Ces connexions sont particulièrement importantes pour maximiser l’impact des stratégies thérapeutiques, dans un contexte où plusieurs projets de développement de traitements sont en cours.
La Fondation Jérôme Lejeune, sponsor de ce congrès à hauteur de 10 000 euros, était doublement présente : via l’équipe de recherche de la Fondation et via trois praticiens de la recherche clinique à l’Institut Jérôme Lejeune, financé à 79 % par la Fondation Jérôme Lejeune. Sur 20 projets de recherche présentés oralement au cours de ce congrès, 5 étaient subventionnés par la Fondation.
« La recherche sur la maladie d’Alzheimer dans le cadre de la trisomie 21 est un sujet stratégique pour nous, puisque les personnes avec trisomie 21 vieillissent prématurément et ont un risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer avant 60 ans, la maladie apparaissant en moyenne avant 55 ans. Or, notre objectif est d’améliorer la prise en charge de tous les patients, des plus jeunes aux plus âgés. Nous finançons la recherche sur la trisomie 21 de A à Z », explique Elise Vivar, directrice de la recherche de la Fondation Jérôme Lejeune.
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