Comment exercer la médecine sans renoncer à ses convictions profondes ? Confronté très tôt aux questions éthiques qui traversent le monde médical, Jean-Baptiste a choisi de se former pour mieux y répondre. La loi bouge, la science bouge. Exercer la médecine ne peut se réduire à appliquer des procédures ni à suivre des techniques. Il faut connaître les fondements éthiques de sa pratique pour continuer d’exercer en conscience. Ancien de la Master-Class Jérôme Lejeune, il témoigne de l’importance d’une formation solide en bioéthique pour les soignants d’aujourd’hui.
La médecine, Jean Baptiste n’y pensait pas, mais depuis toujours l’habitait le désir d’aider les autres, désir “qui a toujours donné du sens à ma vie, sans mérite de ma part”. Puis, après une année passée à réfléchir sur son avenir, alors qu’il termine son service militaire – obligatoire en Suisse -, durant un trajet en train, perdu dans la contemplation des paysages, un déclic le laisse dans une paix profonde : il sera médecin.
Les études commencées deux mois plus tard font naître en lui une passion pour la discipline médicale, la joie intellectuelle de comprendre le fonctionnement du corps humain, plus tard aussi la satisfaction de se perfectionner dans la dextérité manuelle de la chirurgie ORL.
Le tableau semble aussi idyllique qu’un paysage de montagne suisse, mais il n’est pas sans nuage. Au fond du cœur l’habite une préoccupation angoissante : celle d’être confronté à un monde médical souvent opposé à ses convictions profondes. “Je me disais que j’allais être comme un mouton au milieu des loups… Je ne me sentais pas équipé.”
À cette époque, il a déjà été marqué par la figure de Jérôme Lejeune, découverte au début de ses études de médecine. “Ce qui m’a impressionné, c’est l’intégrité de sa personne qui permet à toutes les facettes de son existence d’être traversées par la même paix ; une unité intérieure qui lui a donné sa force singulière dans la poursuite du bien.”
Il a aussi découvert l’éthique du soin transmise par Jérôme Lejeune à travers un stage au centre de consultation de l’Institut, à Paris. “Ça a confirmé mon intuition que ce qui me rendrait heureux dans mon métier, c’est le contact avec les gens.”
Sa préoccupation vis-à-vis des questions éthiques le pousse finalement à s’inscrire à la Master-Class de la Fondation en 2024, pour “étayer par une compréhension intellectuelle ce que la foi m’enseignait”. Une formation qui lui donne des clefs importantes : “ce n’est pas seulement pour nous aider devant des cas limites : c’est tous les jours que les médecins sont confrontés à ces questions. Et leur complexité fait que notre intuition personnelle peut rapidement arriver à ses limites. Sans parler de la vacuité de notre formation initiale à ce sujet.” D’où son enthousiasme en apprenant l’ouverture d’un nouveau master 2 de bioéthique en cette rentrée 2026. “Clairement, ça répond à un besoin. Et ce qui me réjouit, c’est que ce master s’adresse à des personnes actives dans les secteurs de la santé et de la recherche plus qu’à des théoriciens. Il va équiper des acteurs du monde sanitaire avec des outils qui seront concrètement mis à profit demain. ”
Infos et inscriptions au Master 2 : https://ices.fr/formation/master-biologie-sante-bioethique/
Infos et inscriptions à la Master-Class : https://chairebioethiquelejeune.org/master-class/
