Depuis plusieurs mois, la Fondation Jérôme Lejeune sillonne la France avec ses soirées « Dérèglement bioéthique : les repères pour agir ». Seize étapes ont déjà rassemblé près de 2 000 personnes autour d’un documentaire stimulant suivi de nombreux échanges. L’objectif : rendre les grands débats bioéthique accessibles à tous pour donner les moyens à chacun de s’engager.
L’aventure a commencé il y a quelques mois, dans les locaux de la Fondation. Près d’une centaine de personnes, parmi lesquelles des représentants d’associations, des amis de la Fondation, des journalistes et des parlementaires, ont découvert en avant-première le documentaire « 30 ans de lois de bioéthique : au risque de l’humain ». Depuis, le film a pris la route.
Bordeaux, Tours, Dijon, Saumur, Lourdes, Bourges, Fontainebleau… puis, à la rentrée, Chantilly, Paris, Cherbourg ou Rennes : seize ciné-conférences ont réuni près de 2 000 participants. Les prochains rendez-vous sont Lille le 12 novembre, Villeurbanne le 17 novembre, Compiègne le 26 novembre, puis Tarbes le 1er décembre.
Rendre la bioéthique accessible à tous
DPI-A, diagnostic préconceptionnel, recherche sur l’embryon, PMA, fin de vie : derrière le vocabulaire technique se dessinent des choix qui engagent notre conception de la vie humaine.
C’est précisément l’ambition du Tour : rendre ces questions compréhensibles sans les simplifier.
En une trentaine de minutes, le documentaire revient sur plus de trente années de lois de bioéthique en donnant la parole à des médecins, juristes ou philosophes, mais aussi à une famille, celle de Timothée, porteur de trisomie 21. Parmi les intervenants figurent notamment le constitutionnaliste Bertrand Mathieu, le pédiatre Emmanuel Sapin ou encore la philosophe Danielle Moyse.
Mais le film veut surtout être un point de départ. Sa projection est suivie d’une conférence ou d’une table ronde, puis d’un échange avec le public. À Paris, le 6 octobre, Jean-Marie Le Méné et la juriste Aude Mirkovic ont notamment participé à une table ronde à l’issue de la projection.
Cette dimension locale est essentielle : 70 % des soirées sont organisées en partenariat avec un acteur local. Le Tour ne consiste donc pas seulement à porter un message de ville en ville, mais aussi à susciter des relais capables de poursuivre la réflexion et la mobilisation.
Comprendre pour pouvoir agir
Le calendrier de cette initiative ne doit rien au hasard. Elle intervient alors que les États généraux de la bioéthique ont remis dans le débat des sujets aussi décisifs que le DPI-A, technique de dépistage des anomalies du nombre de chromosomes chez les embryons conçus par fécondation in vitro, ou le développement du dépistage préconceptionnel. Dans le même temps, la mise en œuvre de la loi sur « l’aide à mourir » et de nouvelles politiques concernant la procréation viennent élargir encore le champ des questions bioéthiques.
Au-delà du constat, ces rencontres veulent donner à chacun les moyens de comprendre, de se former et de s’engager.
« Notre objectif : permettre à chacun de comprendre pour pouvoir agir », explique Lucie Pacherie, responsable du plaidoyer France de la Fondation. Car une loi de bioéthique ne concerne jamais seulement les spécialistes qui la préparent : elle finit par transformer la médecine, les pratiques et, progressivement, le regard de toute une société sur la vulnérabilité.
Après 16 étapes, le Tour poursuit sa route, avec une conviction : le débat bioéthique ne doit pas se faire sans les Français.
Bande-annonce du documentaire « 30 ans de lois de bioéthique : au risque de l’humain » https://youtube.com/shorts/QsLxn5t9Avs
Prochaines étapes : Lille le 12 novembre, Villeurbanne le 17 novembre, Compiègne le 26 novembre, Tarbes le 1er décembre.
Pour participer à une soirée ou en organiser une près de chez vous : dereglement-bioethique.fr
