Audition au Parlement européen de « My Voice, My Choice » : dans un débat contradictoire des députés européens, One of Us met ici en exergue les propos de ceux qui s’opposent à « My Voice My Choice ». Ils mettent en garde contre le tourisme de l’avortement financé par l’UE et défendent l’état de droit, la souveraineté nationale et la vie humaine.
Le 2 décembre, le Parlement européen auditionné l’initiative citoyenne européenne (ICE) « My Voice, My Choice » (MVMC), qui propose la création d’un tourisme abortif financé par les impôts des citoyens de l’UE. Organisée par les commissions FEMM, PETI, LIBE, SANT et DEVE, elle a réuni des députés européens de divers groupes ainsi que la commissaire Hadja Lahbib. Alors que les promoteurs présentaient leur initiative, et que certains députés la soutenaient, d’autres députés ont soulevé d’importantes préoccupations juridiques, éthiques et sociales posées par ce texte.
L’initiative citoyenne la plus puissante de l’histoire de l’UE est ONE OF US : 1,89 million de signatures pour la protection de l’embryon humain. Le député européen Paolo Inselvini (ECR, Italie) fait remarquer qu’« aucune autre initiative n’a mobilisé les citoyens aussi fortement que ONE OF US ».
La députée européenne PPE polonaise Mirosława Nykiel, qui partage les positions de MVMC sur l’avortement, a critiqué le manque de transparence financière de l’initiative citoyenne MVMC. Elle a également condamné le fait que MVMC qualifie les députés européens du PPE d’extrémistes simplement parce qu’ils ne se rallient pas à ses positions, ainsi que la pression exercée par MVMC sur les députés européens pour qu’ils s’abstiennent d’exprimer des opinions divergentes à la sienne.
Puis les députés ont souligné l’incompatibilité de « My Voice My Choice » avec les Traités de l’UE. Le député luxembourgeois Fernand Kartheiser a rappelé que « les traités de l’UE défendent le droit à la vie », avertissant que « si la Commission européenne donnait suite à « My Voice My Choice », elle violerait directement le droit de l’UE ».
Le député européen croate du PPE Tomislav Sokol a ajouté que l’avortement « ne fait pas partie des Droits de l’Homme », soulignant qu’« aucun traité international ne reconnaît l’avortement comme un droit, et qu’il ne peut donc pas être financé par l’Union européenne ». Leurs interventions ont souligné que le partage avec l’UE de la compétence en matière d’avortement porterait directement atteinte à l’autorité souveraine des États membres sur des questions éthiques sensibles.
Plusieurs députés européens ont souligné que la proposition de MVMC risquait de créer un mécanisme de pression sur les États membres dont les lois protègent la vie à naître ou prévoient sur ce sujet des politiques encadrées. Le député européen slovène Matej Tonin (PPE) et la députée européenne slovaque Miriam Lexmann (PPE) ont tous deux averti qu’« aucun mécanisme financier de l’UE ne doit porter atteinte à la souveraineté des États membres », insistant sur le fait que « l’état de droit est une garantie de l’autodétermination démocratique ».
La députée européenne française ECR Laurence Trochu a également déclaré que la demande de l’ICE en faveur d’un tourisme abortif financé par l’UE « dépasse clairement les compétences de l’UE et viole l’autorité souveraine des États membres ».
Des inquiétudes ont également été exprimées quant aux motivations et au financement de la campagne MVMC. Le député européen italien Paolo Inselvini (ECR) a rappelé que « l’avortement doit rester une compétence nationale » et s’est demandé si l’initiative reflétait véritablement la volonté des citoyens ou « si elle venait d’ailleurs ».
La députée européenne espagnole Margarita de la Pisa (PfE) a ajouté que l’initiative MVMC « est financée par des organisations qui tirent profit du commerce de l’avortement, telles que Planned Parenthood », tout en rappelant que « les droits des femmes incluent également la protection de la maternité ». Elle a exhorté les organisateurs à « ne pas attaquer ceux qui soutiennent la maternité ».
S’appuyant sur ces préoccupations, Peter Agius, député européen maltais du PPE, a soulevé des questions urgentes relatives à l’état de droit et à la démocratie, en interpellant : « Comment pourrions-nous expliquer au peuple maltais que sa volonté exprimée par un referendum serait contournée par les institutions de l’UE ? »
ONE OF US rappelle que la proposition de MVMC non seulement porterait atteinte aux traités de l’UE et au droit à la vie, mais faciliterait l’avortement sélectif au-delà des frontières, renforçant ainsi les pratiques eugéniques et contredisant l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, qui interdit toute discrimination fondée sur le handicap.
Partout en Europe, les femmes réclament instamment un meilleur soutien à la maternité, et non des mécanismes d’avortement financés par les institutions de l’UE. Les droits des femmes appellent des mesures sociales concrètes – soutien financier, soins médicaux, structures d’accueil pour les enfants et protection sur le lieu de travail – et non un sordide tourisme de l’avortement. Trop de femmes, aujourd’hui, avortent sous pression et non par choix. L’UE doivent mettre tout en œuvre pour aider les femmes à éviter l’IVG.
Le président de ONE OF US, le Pr Tonio Borg, a réaffirmé l’engagement à défendre le droit européen et les principes démocratiques : « L’audition d’aujourd’hui a été marquée par de fortes revendications idéologiques, mais l’idéologie ne peut jamais prévaloir sur les traités européens. La Commission européenne doit respecter les limites des compétences de l’UE. Les traités sont clairs : les questions relatives à la vie relèvent de la compétence des États membres, et non de Bruxelles. »
ONE OF US appelle donc les institutions européennes à rejeter fermement les propositions de l’initiative « My Voice, My Choice », à respecter les Traités, à protéger l’état de droit, à respecter l’autorité démocratique des États membres sur leur territoire. L’UE doit donner la priorité aux politiques qui apportent un soutien réel aux femmes pendant leur grossesse, protègent les personnes handicapées et défendent la dignité humaine à chaque étape de la vie. ONE OF US, en tant qu’initiative citoyenne européenne ayant obtenu le plus grand nombre de signatures de toute l’histoire de l’Union européenne, exhorte les institutions à honorer la volonté de ses 1,89 million de signataires en promouvant les droits authentiques des femmes, en préservant la souveraineté nationale et en veillant à ce que les décisions de l’UE soient guidées par le droit et non par l’idéologie.
À propos de la Fédération européenne One of Us
La Fédération européenne ONE OF US rassemble 50 ONG dans 18 pays européens. Chacune d’entre elles apporte une aide concrète aux femmes et aux hommes dans les domaines de la maternité et paternité. ONE OF US protège la dignité humaine dans les politiques de l’UE, selon la demande explicite de 1,89 million de citoyens dans l’ICE la plus réussie de l’histoire de l’UE. La Fondation Jérôme Lejeune est vice-présidente et membre essentiel de la Fédération.
—–
Contact presse :
06 47 95 66 60
presse@fondationlejeune.org
- Catégories
Derniers articles
Recevez chaque mois les expertises et les événements de la fondation dans votre boite email !
« * » indique les champs nécessaires
